Shoot and Kill

A History of Violence

02 octobre 2005

Pterodactyles (Pterodactyl), 2005, Mark L. Lester, USA

Synopsis :
Le combat sans merci d'étudiants musclés contre des sauriens pas cool cool.

Le survival bestial est un sous-genre que j'apprécie particulièrement. Quand il est bien fait. Dernièrement, Frankenfish m'avait bien plu dans le genre, alors pourquoi pas Ptérodactyles. Parce que c'est naze ? Ah ok. Après une intro fascinante de médiocrité, on nous présente le groupe paléontologique de façon à ce que ces jeunes gens puissent nous être sympathiques. Le problème, c'est qu'à aucun moment ce n'est le cas tellement ils sont creux, mal écrits et mal interprétés. On a un playboy à lunettes (car un scientifique doit porter des lunettes pour s'enlaidir volontairement et aussi parce que regarder trop souvent au microscope altère la vision, c'est inévitable), un couple pro-E.T's, un baroudeur (le chef), une baroudeuse (la lèche-cul du chef) et une pouf avec décolleté pigeonnant et mini-short rose (jusque là j'avais confiance en ce film), panoplie parfaite pour creuser la roche au piolet. Niveau expédition de folie, ça vous ferait rougir un Rasmussen tout ça. Une question qu'on peut se poser est : que font ces américains en Turquie ? Est-ce un pays particulièrement riche en fossiles du jurassique ? "Ben oui puisque y a des ptérodactyles qu'il est con" n'étant pas une réponse valable. Des ptérodactyles numérique en plus qui, à l'inverse de leurs ancêtres, ont un pouvoir spécial qu'ils utilisent assez fréquemment dans le film qui porte leur nom (bel hommage) : le clipping. Ils peuvent en effet passer la tête à travers les murs pour becqueter leurs proies. Formidable ! Ils ont bien l'air con les arrières grands-parents maintenant. Oui alors la Turquie. Ben simplement parce que la main d'oeuvre, et les tournages en général, est plutôt bon marché.
On a déjà quelques indices nous permettant de dire qu'un joli nanar se profile. Quand soudain, l'apparition d'un homme à l'écran nous fait oublier toute hésitation. Cet homme, c'est Coolio. Sa présence au casting d'un film rajoute directement 5 points sur l'échelle de l'étron filmique intersidéral. Mais étudions de plus près ce phénomène inexpliqué et inexplicable :

coolio1
Grâce à une palette d'expressions variée et une gestuelle acquise au cours de
son bref passage à l'Actor's Studio, Coolio nous implique dans ses réflexions de
façon à nous faire vivre le film comme si on y était. Pour accentuer ceci, il utilise sa
légendaire technique oculaire visant à exprimer des sentiments tels que la surprise
ou la colère. Un acteur complet donc. Comme le riz. Mais en moins collant.

En plus d'être un véritable mime moderne, Coolio se permet d'être incroyablement à l'aise dans les scènes d'action les plus difficiles :

visiere
La guerre comme si vous étiez. Merci Coolio.

Dans le rôle du baroudeur, Cameron Daddo. Le Rollie Tyler de Fx, Effets Spéciaux (la série, pas les films. Le 1 étant fortement sympathique avec Brian Dennehy dans le rôle du flic bourru mais sympa). Tu m'étais sympathique Cameron, déjà parce que si on remplace la particule "er" de ton prénom par un "i" on obtient camion (ce qui est drôle non ?), mais surtout parce que j'étais fan de cette série et que tu jouais le mec cool à la perfection. Avec tout tes gadgets sensas, t'étais le MacGyver des 90's, mon nouvel idole. Sauf que j'ai jamais eu de t-shirt de toi mec, je le regrette d'ailleurs. Ca t'aurait peut-être empêché de tourner dans de telles ignominies qui sait (Drive Time Murders, Anthrax, joli palmarès). Bon, j'ai vu Pterodactyles en VF, ça aide pas des masses. Mais quand même, oh !
Ca partait d'un bon sentiment avec ce montage parallèle paléontologues en vadrouille/militaires en mission, on multiplie les enjeux par deux, impec. Sauf que dès que leurs chemins se rejoignent, c'est la cata. "Dès le début en fait" me dites-vous ? Oui c'est vrai. Pourtant, un prisonnier dangereux croisant la route de ptérodactyles en furie, ça devrait faire des étincelles. Il aurait pu leur faire un speech et devenir leur chef ou en chevaucher un et s'enfuir, je sais pas moi. Hé ben non, il est attaché tout le long du film, n'amorce aucune situation intéressante, en gros : il ne sert à rien. Et les effets gores alors ? Hein, le gore, il est où le gore ? 3 effets numériques horrible (et encore, deux fois le même), un mannequin coupé en trois et quelques tripes, voilà à quoi ça se résume. Reste une arme utilisée par les militaires et appellée Attawan (je tente la retranscription phonétique) qui consiste en une visière reliée par infra-rouge à un lance-roquette et qui permet de guider le missile en fixant l'objectif. Pas mal. Très con mais pas mal.
Pour résumer, Pterodactyles c'est (en plus d'être moche et naze) :

rocher
Un rocher en plastique qui se soulève quand on s'asseoit dessus.

MAIS AUSSI :

waouh
Un mannequin coupé en trois filmé sous tous les angles
pour bien montrer à quel point il est mal fait.

OU ENCORE

clipping
Un homme qui rentre sa tête dans un crâne de ptérodactyle pour
lui renifler le cerveau ou faire de la télépathie ou fusionner avec
lui ou je sais pas quoi encore de super sympa.

Le point positif de Pterodactyles, c'est qu'il n'est jamais ennuyeux à regarder de par le fait qu'il se passe toujours quelque chose d'incroyablement nul à l'écran. Contrairement aux prods Nu Image qui sont parfois drôles mais souvent chiantes. Et dire que Mark L. Lester est le mec qui a fait Commando... mais même les scènes d'action sont mal branlées. Je ne sais pas ce qu'ont fumé les gars de Mad avant de rédiger leur critique DVD mais ça devait être costaud. "Meilleur direct-to-video de l'année", euh....ok.

"Il faut mettre une stratégie au point, nous avons trop de pertes" a dit Coolio dans un sursaut de lucidité (quel homme ce Coolio !)
"J'ai plus de trous dans le corps qu'un panneau de signialisation au Texas" a dit un futur mort au sens de l'humour acéré.

Trailer

Addendum de dernière minute destiné à assouvir les pulsions de mon confrère Moogly25 :

mirceamonroe
Mircea Monroe, paléontologue depuis sa naissance.

Posté par dirty_flichty à 02:41 - Nanars et Navetons - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


20 juin 2005

Alone in the Dark, 2005, Uwe Boll, Canada/Allemagne/USA (oui ben faut bien ça)

aloneSynopsis :
La terreur s'est tapie insidieusement dans l'ombre durant des millénaires. Il est temps pour elle de se réveiller.
Bon en fait, on voit des marines blaster des ersatz d'Alien en CGI moisis. Pffff, ben non même pas, les CGI sont plutôt bien fichus en plus, c'est ça le pire... Que dire alors ? Ah oui : Alone in the Dark est au cinéma ce que le Coca Leader Price est au monde du soda, une aberration.

"Le cinéma quémandait son chef-d'oeuvre ultime, Uwe Boll le lui a donné. On n'est pas près de voir mieux.Patrick St-John, président du fan-club d'Uwe Boll

"Depuis que je suis classifié "acteur has-been" dans les fichiers de mon agence de casting, j'ai sombré dans l'alcool et la dépression. La goutte qui a fait déborder le vase c'est quand ma voiture est tombée en panne l'année dernière. Il m'en fallait absolument une neuve pour aller voir mes 6 enfants à Tijuana chez leur mère danseuse topless. J'ai alors entendu parler d'Uwe Boll par un ami qui travaille avec Marcel Béliveau. Je l'ai rencontré et il m'a proposé le rôle principal de son nouveau film. J'ai lu le scénar qui était trop béton. En plus dedans, j'ai une scène de cul avec Tara Reid. Z'auriez pas une pièce ou deux ? Non parce que là je dois appeller mon agent de probation pour lui dire que je me suis remis à la coke." Christian Slater

"Uwe Boll a parfaitement compris que la musique d'un film permettait de transcender ce qu'on voyait à l'écran. Son utilisation parfaite du son est digne des plus grands. Les titres choisis collent au mieux à l'ambiance. Chacun a été trié pour que l'immersion soit immédiate." King Sonotone magazine

"Euh en effet, j'ai pris des cours de karaté il y a peu." Edward Carnby

"Oui, c'est moi qui ait eu l'idée des lunettes dans le film. Mon agent m'avait dit "Bon Tara, je t'ai dégotté un rôle de scientifique, tu t'en sens capable ou c'est trop compliqué ?" Alors pour lui prouver que c'était dans mes cordes, j'ai pris l'initiative d'acheter une paire de lunettes, comme ça je ressemble à une vraie chercheuse. Même l'autre là, celui qui avait une barbe, et pis qui a dit un truc du style "E=CM2"....Staline ! Ben même lui il tomberait dans le panneau." Tara Reid

"J'ai adoré participer à ce film, ça va booster ma carrière, j'en suis certain." Chen Li-Fu, intendant cuisinier de troisième équipe

"Ah ouais c'était trop super, à un moment y a des gros monstres et pis bam bam, les soldats ils tirent avec leurs grosses mitraillettes et boum ! Et là on voit un serpent de sable avec des grosses dents et les gens ils tirent dans le sable, c'est rigolo et même que ils font exploser une grosse bombe et boum paf y a tout plein de flammes et là ben c'est fini et c'est trop super" Etienne, 8 ans

"Merveilleux, tout bonnement merveilleux !" Pierre et Marie Curie lors de la découverte du radium

"Avec Alone in the Dark, je pense avoir enfin trouvé mon style. Sobre, sans fioriture, de plus je me suis nettement amélioré au niveau de la direction des acteurs. Ils ont vraiment l'air de jouer maintenant. Le film est cohérent de bout en bout, les scènes s'enchainent impeccablement, non vraiment un sans-faute. Pour ce qui est de l'adaptation en elle-même, je pense avoir respecté au pied de la lettre l'ambiance du jeu. Les fans se retrouveront totalement dans le film. Et d'ailleurs, Infogrames en est plutôt content." Uwe Boll

"Enfoi** de fils de ***, si je te choppe, je te défonce la gu**** à coups de canif !" Bruno Bonnell, PDG d'Infogrames

"Ich liebe Cinema !" Uwe Boll bourré

Trailers (sous prescription médicale uniquement)

Posté par dirty_flichty à 01:00 - Nanars et Navetons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Mutante II (Species II), 1998, Peter Medak, USA

mutante2Synopsis :
Le clone embryonnaire de Natasha Henstridge à poil. Mais pas longtemps. Quasiment pas en fait.

- Je suis la suite d'un film qui gâche tous les enjeux de la fin du premier épisode.
- Une Nuit en Enfer 2 ?
- Non ! Mes acteurs principaux sont là uniquement pour cachetonner et débitent des dialogues insipides et des vannes que même Flichtenbloden n'aurait jamais osé faire.
- Trois hommes et un couffin, 20 ans après !
- Non ! J'ose provoquer des situations ineptes et incohérentes avec la séquence qui me précédait, de telle sorte qu'à aucun moment on a envie d'avoir pitié pour les gens qui ont contribué ma production.
- Un petit coup dans les baguettes 2 !
- Non plus ! Mon scénario est basé sur les mésaventures sexuelles d'un astronaute contaminé par du slime martien. Je suis....je suis....
- LA MUTANTE 2 !
- Ouibravovousavezremportél'encyclopédieen7volumesdesplusbeauxbonnetspéruviens.

A la fin, les gentils, il gagnent.

Trailer

Posté par dirty_flichty à 00:58 - Nanars et Navetons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Mutante (Species), 1995, Roger Donaldson, USA

mutanteSynopsis :
Natasha Henstridge à poil.

Roger c'est un gars gentil qui a réalisé des films gentils : Cocktail (1988), Cadillac Man (1990), Le Pic de Dante (1997) ou La Recrue (2003). Et comme toute personne normalement constituée, il lui arrive d'avoir un peu de fierté et de se dire : "Et si je faisais un truc bien dans ma vie ?". En résultent Sleeping Dogs (1977), The Bounty (1984) et 13 Jours (2000). Et à nouveau comme toute personne qui se respecte, il y a des moments où Roger, il est pas tip top en forme, un peu amorphe même. Alors là on obtient La Mutante. Un hybride de mauvais film et de très mauvais film. C'est d'autant plus curieux quand on regarde d'un peu plus près le casting : Ben Kingsley, Michael Madsen, Forest Whitaker et Alfred Molina. Je ne cite pas Marg Helgenberger, l'actrice de seconde zone qui n'arrivera jamais vraiment à percer dans le métier. C'est pas grave Marg, t'es jolie et tu sens bon.
Passionnant de bout en bout, presque essoufflant de par son rythme effréné, le film tient en haleine le spectateur qui reste médusé devant tant de scènes de bravoures s'enfilant telle des acrobates plein de courage. Ah non c'est sans filet eux. Et en fait je viens de m'apercevoir que j'ai interverti cette phrase avec ma critique du dernier Julie Lescaut. Je reprends. La Mutante donc, un film dont le moment où le suspense est à son paroxysme réside dans la recherche d'un boulon tombé par terre. Un film où Michael Madsen a été désigné à la courte-paille pour sortir toutes les punchlines moisies (parmis les pire que j'ai pu entendre de toute ma vie). Un film ou Forest Whitaker devine les pensées des gens mais ne décèle pas la présence d'une extra-terrestre visqueuse cachée derrière un buisson à trois mètres devant lui. Un film dont le titre rime avec Rembrandt et CAC 40.
J'entame quelques exercices physiques et je me fais une soirée trilogie La Mutante dès ce week-end. J'ai hâte de voir la suite ! Si !
"Oui mon cher Jean-Michel, c'est enfin la Mutante, à vous les studios".

Trailer

Posté par dirty_flichty à 00:56 - Nanars et Navetons - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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