Allez, je vais pas me gêner, je remets le couvert. Et personne peut se plaindre vu que je suis protégé par un des versets du Nouveau Testament. Lequel, je ne sais pas, mais il existe, j'en suis persuadé.
L'immunité biblique, le nouveau refuge des persécutés.

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Marathon (Mar-a-ton), 2005, Jeong Yun-cheol, Corée du Sud

Le film coréen évènement de 2005. Une petite production sans prétention qui se retrouve d'un coup en tête du box-office et lamine tout les autres films en arrivant à un total de 5 millions de spectateurs ! Il s'est depuis fait dépasser par Welcome to Dongmakol de Park Kwang-hyun (un des segments de No Comment) et produit par Jang Jin (dont le nouveau film ne devrait pas tarder à sortir).
La raison d'un tel succès ? Et d'une telle surprise surtout. Hé bien il n'y en a pas vraiment, peut-être que les coréens avaient envie d'un film positif, mettant en exergue des valeurs telles que la détermination, la volonté, le dépassement de soi. Marathon relate l'histoire d'un jeune autiste adepte de course à pied et ayant décidé de courir le marathon de Séoul. Où est-ce sa mère qui l'a décidé pour lui ? C'est en fait le sujet principal du film. La mère du personnage principal est plutôt possessive et pense savoir ce qu'il y a de mieux pour son fils sans forcément tenir compte de son avis.
Alors oui le film est touchant, mais ne m'a pas tant bouleversé que ça. Je suis devenu insensible. Bouhouhouh. Non je ne sais pas, peut-être un ras-le-bol devant les films qui cherchent la larme à tout prix.

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Paradise Now, 2005, Hany Abu-Assad, Israel

Un film tentant de montrer à quoi ressemble les gens se cachant derrières ces attentats sauvages, ceux qui se font appeller kamikazes, ce n'est pas si fréquent que ça. Encore faut-il que ça tienne la route et ne penche pas d'un côté de la balance comme de l'autre. La première partie est intéressante en cela qu'elle lorgne vers le film de genre avec suspense à la clé. Mais la seconde partie se perd dans des dialogues pompeux à base de sentences sur le conflit israelo-palestinien. Pour ça je peux mater les débats télévisés merci, sauf que là je peux zapper au moins. Trop démonstratif donc, ce qui est dommage vu que le parti-pris initial était plutôt pertinent et évitait toute subjectivité.
Petit détail important et totalement sans intérêt par rapport à la qualité intrinsèque du film : l'actrice principale est à croquer. Voilà, c'est dit.

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Indiscrétions (The Philadelphia Story), 1940, George Cukor, USA

Une des comédies clés de l'âge d'or du cinéma Hollywoodien. Les acteurs s'amusent, cabotinent à souhait et rivalisent de malice et d'auto-dérision. Surtout l'éblouissante Katharine Hepburn ravie de faire tourner la tête de tous les mâles présent dans le casting, autrement dit : James Stewart ,Cary Grant et John Howard. A la base, ce devait être Spencer Tracy et Clark Gable à la place des deux premiers, ce qui aurait été dommage pour James Stewart vu qu'il y remporta l'Oscar du meilleur acteur. Si on aime le vaudeville, on atteint l'extase, sinon, on peut quand même se dire que plus jamais on aura de films de ce genre, fins, racés et subtils.

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Showgirls, 1995, Paul Verhoeven, USA

Notre hollandais fou aurait commis une bouse ?! Meuh non et c'est même le film le plus cynique qu'il ait jamais fait. Il ne se passe pas une scène sans que l'on sente le foutage de gueule de Popol. Je plains franchement les gens qui regardent Showgirls au premier degré. On a quand même un pitch cliché (quelqu'un partant de rien pour devenir la plus grande star de Las Vegas), une fille qui s'enfuit en courant dès qu'elle est contrariée, des mecs qui sont tous des enfoirés (sauf celui qui d'apparence en est un et finalement non, Robert Davi donc, membre 12 du clan des gars se rasant au chalumeau). Ce qui est encore plus amusant c'est que Elizabeth Berkley débarque à Las Vegas et fout la merde, gâche la vie de tout le monde, mais à elle, il ne lui arrive rien en fait si on y regarde bien. C'est quand même culotté de placer en personnage principal d'un film sur la réussite l'individu le plus fade du film et qui finalement n'arrive à rien. C'est Verhoeven.