29 septembre 2005

Retour de flemme

Allez, je vais pas me gêner, je remets le couvert. Et personne peut se plaindre vu que je suis protégé par un des versets du Nouveau Testament. Lequel, je ne sais pas, mais il existe, j'en suis persuadé.
L'immunité biblique, le nouveau refuge des persécutés.

marathon_2005_12_b

Marathon (Mar-a-ton), 2005, Jeong Yun-cheol, Corée du Sud

Le film coréen évènement de 2005. Une petite production sans prétention qui se retrouve d'un coup en tête du box-office et lamine tout les autres films en arrivant à un total de 5 millions de spectateurs ! Il s'est depuis fait dépasser par Welcome to Dongmakol de Park Kwang-hyun (un des segments de No Comment) et produit par Jang Jin (dont le nouveau film ne devrait pas tarder à sortir).
La raison d'un tel succès ? Et d'une telle surprise surtout. Hé bien il n'y en a pas vraiment, peut-être que les coréens avaient envie d'un film positif, mettant en exergue des valeurs telles que la détermination, la volonté, le dépassement de soi. Marathon relate l'histoire d'un jeune autiste adepte de course à pied et ayant décidé de courir le marathon de Séoul. Où est-ce sa mère qui l'a décidé pour lui ? C'est en fait le sujet principal du film. La mère du personnage principal est plutôt possessive et pense savoir ce qu'il y a de mieux pour son fils sans forcément tenir compte de son avis.
Alors oui le film est touchant, mais ne m'a pas tant bouleversé que ça. Je suis devenu insensible. Bouhouhouh. Non je ne sais pas, peut-être un ras-le-bol devant les films qui cherchent la larme à tout prix.

paradise

Paradise Now, 2005, Hany Abu-Assad, Israel

Un film tentant de montrer à quoi ressemble les gens se cachant derrières ces attentats sauvages, ceux qui se font appeller kamikazes, ce n'est pas si fréquent que ça. Encore faut-il que ça tienne la route et ne penche pas d'un côté de la balance comme de l'autre. La première partie est intéressante en cela qu'elle lorgne vers le film de genre avec suspense à la clé. Mais la seconde partie se perd dans des dialogues pompeux à base de sentences sur le conflit israelo-palestinien. Pour ça je peux mater les débats télévisés merci, sauf que là je peux zapper au moins. Trop démonstratif donc, ce qui est dommage vu que le parti-pris initial était plutôt pertinent et évitait toute subjectivité.
Petit détail important et totalement sans intérêt par rapport à la qualité intrinsèque du film : l'actrice principale est à croquer. Voilà, c'est dit.

philstory11

Indiscrétions (The Philadelphia Story), 1940, George Cukor, USA

Une des comédies clés de l'âge d'or du cinéma Hollywoodien. Les acteurs s'amusent, cabotinent à souhait et rivalisent de malice et d'auto-dérision. Surtout l'éblouissante Katharine Hepburn ravie de faire tourner la tête de tous les mâles présent dans le casting, autrement dit : James Stewart ,Cary Grant et John Howard. A la base, ce devait être Spencer Tracy et Clark Gable à la place des deux premiers, ce qui aurait été dommage pour James Stewart vu qu'il y remporta l'Oscar du meilleur acteur. Si on aime le vaudeville, on atteint l'extase, sinon, on peut quand même se dire que plus jamais on aura de films de ce genre, fins, racés et subtils.

showgirls

Showgirls, 1995, Paul Verhoeven, USA

Notre hollandais fou aurait commis une bouse ?! Meuh non et c'est même le film le plus cynique qu'il ait jamais fait. Il ne se passe pas une scène sans que l'on sente le foutage de gueule de Popol. Je plains franchement les gens qui regardent Showgirls au premier degré. On a quand même un pitch cliché (quelqu'un partant de rien pour devenir la plus grande star de Las Vegas), une fille qui s'enfuit en courant dès qu'elle est contrariée, des mecs qui sont tous des enfoirés (sauf celui qui d'apparence en est un et finalement non, Robert Davi donc, membre 12 du clan des gars se rasant au chalumeau). Ce qui est encore plus amusant c'est que Elizabeth Berkley débarque à Las Vegas et fout la merde, gâche la vie de tout le monde, mais à elle, il ne lui arrive rien en fait si on y regarde bien. C'est quand même culotté de placer en personnage principal d'un film sur la réussite l'individu le plus fade du film et qui finalement n'arrive à rien. C'est Verhoeven.

Posté par dirty_flichty à 21:37 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Retour de flemme

    the philadelphia story, quel bonheur. ça m'a rappelé les grandes heures de Impossible Mr bébé!

    Posté par raindrop, 30 septembre 2005 à 12:48 | | Répondre
  • tu diras ce que tu voudras, paul verhoeven reste un hollandais au cerveau mou

    Posté par gau], 03 novembre 2005 à 16:23 | | Répondre
  • Je veux en savoir plus sur ton avis mon cher.

    Posté par Dirty Flichty, 06 novembre 2005 à 23:29 | | Répondre
  • hollandais et coffee shop

    bon, maintenant il faut que j'explique mes carabistouilles, alors de un: mon prof de scénario nous avait parlé de starship troopers comme d'un brulot résolument critique vis à vis des habitants du pays de la liberté c'est à dire les américains et franchement je n' ai pas voulu le vexer mais je crois que c trop de la crosse couille comme s'il essayait de dénoncer les lacunes de démocratie en filmant des femmes et des hommes qui prennent la douche ensemble allons, allons. des acteurs tout beau, tout frais pour une pseudo propagande anti armée
    un final kitchissime de série b
    non non verhoeven n'est pas romero, et encore moins cronenberg(et non kronenbourg) qui pense que basic instinct est un bien mauvais film et il a bien raison. nondedjosse
    verhoeven se fait plaisir à placer des grands fantsames masculins dans ses films: la femme à trrois seins dans total recall, la scène de douche citées ci-dessus dans st ,sharon stone qui croise les jambes dans b i mais je penses que ce mathématicien physicien ne se creuse pas le cervelet très loin pour ses films . En tout cas pas assez pour moi.

    à plus tard crocodile

    Posté par gau, 19 novembre 2005 à 16:52 | | Répondre
Nouveau commentaire