29 juillet 2005

C'était la dernière séance, le rideau sur l'écran est tombé (à prononcer avec accent texan/plouc et déhanchement nonchalant)

Capriiiii, c'est finiii, etdirequec'étaitlavilledemonpremieramour.....
Voici donc les 5 derniers films de mon top (qui n'en est pas un je le rappelle) 20 (parce qu'il faut quand même s'imposer des limites, je voulais faire un top 1000 mais je me suis dit que 20 c'était pas mal). Cinq derniers films qui sont accessoirement les cinq premiers vu que c'est un top (qui n'en est pas un je le rappelle) et que j'ai brillamment commencé par les derniers (qui n'en sont pas moins formidables car il n'y a pas d'ordre dans ce classement qui s'appelle "top" mais qui n'en est pas un je le rappelle) pour créer un suspense assez insoutenable. Une dernière fois pour toute, ces 20 films se trouvent ici et non pas bien que l'on puisse se tromper de premier abord. On y va ? Allez, on y va. Oh non je vais attendre d'être au bout de la ligne. Attention, j'y suis presque, j'approche, je frôle le bout. Mince, le con, du coup je me retrouve en-dessous bon ben je termine celle-ci alors. Là. Non là. LA ! Oh pis merde...

5 - La Soupe au Canard (Duck Soup), 1933, Leo McCarey
Il fallait quand même bien que je cite un film des Marx non ? Et lequel sinon leur meilleur, leur plus drôle, leur plus satirique, le plus abouti. C'est toujours la même chose : un Groucho moqueur, sarcastique, plein de bons mots ; un Harpo déjanté, un peu simplet : un Chico bavard, chicaneur, roublard ; une Margaret Dumont victime de ces trois zouaves et d'incroyables situations complètement surréalistes. Contrairement à la plupart de leurs autres films comportant parfois des longueurs (malgré la faible durée), ici rien n'est à jeter : les séquences musicales sont les plus enthousiasmantes qu'ils aient faites, les gags fusent de partout (et les plus connus pour les non-aficionados, comme Harpo et le "miroir"), ça va à 100 à l'heure. J'ai passé de formidables moments avec ces énergumènes et ils restent contre vents et marées mes comiques préférées. De l'époque et en général. De toute façon Buster Keaton et Charlie Chaplin m'ont toujours exaspérés, seul Harol Lloyd trouve sa place dans mon panthéon.

4 - Elephant Man, 1980, David Lynch
Après la bizarrerie Eraserhead, on pouvait s'attendre à tout de la part de Lynch sauf à ça. Même si le film flirte souvent avec l'étrange et le fantastique, Elephant Man est ancré dans le monde réel, dans une époque victorienne puritaine et intolérante (je le sais, j'y étais). Bon, tout le monde sait que John Merrick a réellement existé mais l'histoire est bien évidemment un tantinet romancée (dans le film il porte à sac à patates sur la tête alors que dans la réalité il s'agissait d'un filet à provision, ce qui lui permettait de respirer convenablement). Un des films les plus touchants qu'il m'ait été donné de voir, raison pour laquelle il figure dans ce top (qui n'en est pas un). Véritable chef d'oeuvre sur la condition humaine, la différence, le courage, empli de dignité et de compassion, on ne peut qu'être ému face aux malheurs du pauvre John Merrick victime de l'incompréhension de la population. Filmé dans un magnifique Scope en noir et blanc, John Hurt est absolument fabuleux. Elephant Man est à classer dans les films les moins cérébraux de David Lynch, aux côté d'Une Histoire Vraie, et c'est la facette là du bonhomme que je préfère, pourtant j'adore Blue Velvet et Twin Peaks mais il n'est jamais si efficace que quand il raconte des histoires simples.

3 - The Blues Brothers, 1980, John Landis
Bon, je l'ai vu combien de fois celui-ci ? 100 ? 200 ? Un nombre supérieur à 50 en tout cas. J'en connais le moindre recoin, la moindre parcelle, la moindre réplique, ce film est un monument. Landis est un déconneur, il suffit de voir sa filmo (Schlock, Animal House et surtout Hamburger Film Sandwich) et il est là au sommet de son art. The Blues Brothers est la quintessence de toute une époque dopée au Saturday Night Live, une époque où les comiques étaient drôles, où John Belushi, Bill Murray, Steve Martin ou Dan Ackroyd régnaient en maître sur le monde sauvage du rire massif. Pas que je déteste Adam Sandler et autre Chris Rock mais....si en fait je les déteste. Ils n'ont pas un millième du talent de l'orteil de rechange de la prothèse de la jambe droite de John Belushi. Petit inventaire rapide, ce film contient :
- les plus incroyables destruction de bagnoles de tous les temps
- des séquences musicales d'une euphorie incomparable
- des neo-nazis qui volent en voiture
- des countrymen plutôt cons sur les bords et un peu beauf
- Carrie Fisher avec un lance-roquette
- un centre-commercial en miette
- John Belushi pas sobre mais presque
- une scène de restaurant avec beaucoup de suspense
- beaucoup d'autres choses

2 - Les Aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin (Big Trouble in Little China), 1986, John Carpenter
Oh l'autre hé, il se permet de mettre un deuxième Carpenter dans ses films fétiches. Mais c'est qu'il le mérite le bougre, il faut savoir que j'aurais pu placer n'importe quelle oeuvre de sa filmo : The Thing, Prince of Darkness, In the Mouth of Madness...aucun n'est supérieur à un autre mais il fallait bien choisir et Jack Burton a gagné le droit quasi biblique de figurer ici. Big John l'a dit lui-même, s'il n'avait pas vu Zu Warriors de Tsui Hark, jamais il n'aurait eu l'idée d'un tel film. Après le succès de Christine, les producteurs ont confiance en lui et lui allouent un budget plutôt considérable pour lui permettre de concrétiser son projet. A vrai dire, il ne savent même pas de quoi il s'agit et lui laisse carte blanche. Grâce à eux, on a le droit à un spectacle incroyable, qui ne ressemble à rien et qui va faire un bide monstrueux à sa sortie. Et oui, ça intéresse qui en 1986 des chinois qui volent et qui se battent ? Une fois encore, Carpenter avait des années et des années d'avance sur toute cette vague asiatique déferlant en occident. Pour tout dire, il fallut attendre le plus que moyen Tigre et Dragon (mais si vous savez, ce film ultra-chiant-mou-con) pour que (re)naisse cette "mode". Je suis obligé de parler de Kurt Russel, hilarant en anti-héros incapable de faire quoi que ce soit d'utile. Le redneck dans toute sa splendeur.

1 - Le Bon, la Brute et le Truand (Il Buono, il Brutto, il Cattivo), 1966, Sergio Leone
Comment parler de ce film en 10 misérables lignes ? Strictement impossible et pourtant, devant vos yeux ébahis (ou atrophiés, c'est selon), il va le faire ! Mal, mais quand même. Dernier volet de sa trilogie des dollars, BBT est le plus abouti au niveau du scénario mais aussi formellement. Allant jusqu'au bout de ses expériences sur la dilatation du temps, Leone se fait plaisir. Jamais un western italien n'avait été aussi long et ça fonctionne parfaitement ! Les meilleurs scénaristes, les meilleurs techniciens, le meilleur compositeur, Leone a toujours su s'entourer comme il fallait. Et ça aussi c'est un grand talent. C'est chiant, je trouve pas les mots. Allez, je vais les placer n'importe comment, à vous de rassembler le tout avec des mots de liaison, des adverbes, des prépositions, et vive la langue française : lyrisme inégalé, plus belle musique jamais composée (Ecstasy of Gold), cinéma pur, 250 grammes de sucre, non pas ça. Clint Eastwood s'en retournera aux USA mais plus dans des prods Corman, Eli Wallach continuera sa carrière sous-estimée et malheureusement méconnue et Lee Van Cleef, que Leone avait été cherché dans son atelier de peinture puisque ayant abandonné la carrière d'acteur, tournera des dizaines de westerns plus ou moins ridicules (on retiendra surtout les Sabata, montrant cependant le déclin du genre en le parodiant). Le 2 est en tournage actuellement avec Brett Ratner derrière la caméra. On attend Martin Lawrence dans le rôle de Tuco.

Posté par dirty_flichty à 14:45 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


Commentaires sur C'était la dernière séance, le rideau sur l'écran est tombé (à prononcer avec accent texan/plouc et déhanchement nonchalant)

    Carpenter

    T'aurais du choisir "The Thing" plutôt, tant pis :-p

    Posté par Moogly25, 18 août 2005 à 14:22 | | Répondre
  • L'intro est hilarante. T'as enfin finis ton top 20. Alors BBT est bien ton film préféré. C'est cool. J'espère ke tu kiffes mon com.

    Bisous.

    Posté par Doc-Ock, 29 juillet 2005 à 16:42 | | Répondre
  • que d'émotions quand j'ai vu la première place (qui n'en est pas une je sait) occupée par "le bon la brute et le truand" qui fait aussi partis de mon top 3, oh que d'émotions les amis (les deux autres étant Leon de notre ami Besson et Fenêtre sur cour de notre ami Hitch-expertenséduction-cock)

    Posté par Elegolasses, 30 juillet 2005 à 09:47 | | Répondre
  • Dis donc il te font la cour les petits lapins^^
    Très bon The Blues Brothers, je savais pas que Dirty Flichty était fan

    Posté par Hojo, 30 juillet 2005 à 15:08 | | Répondre
  • J'espère que vous connaissez Outlaws, formidable FPS à inspiration spaghetienne (les boulettes de viande remplacent les balles, la sauce tomate le sang et les bâtiments sont en pâte) made in Lucasarts.
    La bande originale s'inspirant de la zik de Morricone est génialissme et trouvable ici :
    http://soundtracks.mixnmojo.com/

    Posté par Dirty Flichty, 31 juillet 2005 à 18:12 | | Répondre
  • alors là est-ce un bug, ne voyant pas apparaître le message notre ai flicht en aura écrit un autre très semblable, ou alors est-ce de l'humour flichtien encore une fois. Mystère...

    Posté par Elegolasses, 31 juillet 2005 à 19:10 | | Répondre
Nouveau commentaire