20 juin 2005

Repo Man, 1984, Alan Cox, USA

repo_manSynopsis :
En aidant quelqu'un à voler une voiture, Otto, jeune punk sans avenir, devient Repo Man contre son gré. Koitèce ? Cela consiste à récupérer les biens de gens ayant des dettes, et dans le cas d'Otto : les voitures. Le métier n'est pas sans danger et quand une récompense est offerte pour qui trouvera le premier une Chevy Malibu 1964, les ennuis vont vraiment affluer. Surtout quand on a comme concurrent les frères Rodriguez et des agents secrets du gouvernement.
Qu'y a-t-il dans le coffre de cette voiture ?

Considéré comme LE film culte de la punk generation des années 80, Repo Man représente sa décennie à la perfection. C'est pas pour rien si Iggy Pop a accepté de composer le thème principal (nanananananananana, à peu près ça). Tu mets le film dans ton lecteur : "ah, ça date des eighties ça !" Tout y est : la bande-son efficace (Circle Jerks, Black Flag, Suicidal Tendencies), le look, la décontraction, Emilio Estevez, Harry Dean Stanton. Misant tout sur le fun, Repo Man oublie d'être cohérent. Les persos se retrouvent à un endroit puis directement à un autre selon les volontés de l'histoire, certaines séquences on un goût d'inachevé, on a souvent l'impression d'assister à une succession de sketchs. Et on s'en fout !
Malgré son impression de bordel organisé (ou pas), le film aligne les idées grandioses. Tous les produits de consommation sont étiquetés avec leur nom par exemple : BEER sur les canettes de bière (à savoir que tous les Repo Men du film, sauf Otto, ont des noms de marques de bière), FOOD sur les boîtes de conserve, CIGARETTES sur les paquets de cigarettes, etc... Le running-gag avec les punks braquant des magasins et des pharmacies est hilarant, et quand on se rend compte l'intérêt qu'il a dans la narration pour procéder à un recoupement dans la dernière partie du film, on se dit qu'Alan Cox était pas si torché que ça lors de l'écriture du script (et encore plus quand on voit la gueule des dialogues, les bons mots fusent de partout). Les relations et interactions entre les personnages sont juste prétextes à une débauche de grand n'importe quoi. En effet, d'une scène à l'autre, on peut se serrer les coudes puis se balancer du café brûlant dans la tronche (SPOILER la fille qui s'acoquine avec Emilio Estevez et qui après s'être fait kidnapper par les agents du gouvernement se met à torturer le pauvre Emilio avant de vouloir redevenir sa petite amie, faut pas chercher à comprendre FIN DU SPOILER).
On a donc une histoire à base de savant fou kidnappeur d'extra-terrestres de Roswell, de sapins odorants de voiture de police (et de moto !), de frère Rodriguez cons comme leurs pieds, de télé-évangéliste détrousseur, de coffre tueur et d'Emilio Estevez à la boucle d'oreille en croix (oui, ça lui donne l'air super crétin). Pas besoin d'en dire davantage...

Trailer (IE uniquement)

Posté par dirty_flichty à 01:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Repo Man, 1984, Alan Cox, USA

Nouveau commentaire