20 juin 2005

A Dirty Shame (2004), John Waters, USA

dirtyshameSynopsis :
Un raz-de-marée sexuel dévaste un paisible quartier de Baltimore. Ordinaires VS Pervers, ça va chauffer !

John Waters is back ! Et il n'a toujours pas quitté Baltimore. Après le sympathique Pecker et le pénible Cecil B. Demented, l'ami John revient à ses racines : le mauvais goût à son paroxysme. Evidemment, à notre époque, un tel film ne choquera plus personne, on reste donc loin de ses premières horreurs, Mondo Trasho, Pink Flamingos ou Polyester (en Odorama ! Hume ma merde, hume) par exemple. Et pourtant, il en a fallut du courage à un studio pour produire A Dirty Shame en 2004. Loin des consensus de la majorité de la production aseptisée américaine, on assiste ici à une ébauche sonore et visuelle. Du cul, du cul, du cul ! Pas une minute sans que le mot sexe, cunnilingus, vagin ou qu'une bite ou une copulation apparaisse à l'écran. Exténuant ? Possible... Jubilatoire ? Sûrement...
En recensant diverses origines du plaisir sexuel selon les individus, John Waters a tenu à amuser le spectateur : mysophilie (voir un mec machouiller un mouchoir plein de morve pour se faire jouir est un grand moment), scatologie, retour à l'enfance (oui alors ça, il faut le voir pour le croire), exhibitionnisme, sexe oral... je préfère laisser la surprise pour toutes celles que je n'ai pas cité, et ça fait un paquet. Il faut signaler que le réalisateur voulait éviter tout ce qui pouvait être désagréable, dégradant voire douloureux pour l'être humain, on est devant une comédie ici pas Les Enfants de la Télé. Il est évident que tous les acteurs prennent un pied terrible en incarnant ces personnages tous plus dingues les uns que les autres. Tracey Ullman est épatante, Selma Blair méconnaissable et Johnny Knoxville montre qu'il est vraiment capable de faire du cinéma (du coup j'ai hâte de voir la version ciné de The Dukes of Hazzard, ou comment une série insupportable peut devenir un excellent divertissement). Il est d'ailleurs LE rôle clé du film, celui autour duquel gravite tout le monde : Ray Ray Perkins. Une guest-star apparait également à la fin du film, j'en tairai le nom par respect envers les futurs spectateurs mais sachez que :
- c'est à se pisser dessus
- cette personne cultive décidément parfaitement l'auto-dérision, c'est la troisième fois en moins d'un an que je la vois apparaitre dans son propre rôle. Dit trop en je ai ?

Un bémol néanmoins, lorsque le film se transforme dans la dernière partie en une nuit des morts-vivants versions accrocs du sexe, l'impression que ça tourne en rond grandit quelque peu. Coup sur la tête, re-coup sur la tête. Mais quand on voit la gueule des 10 dernières minutes, on pardonne tout à John Waters. Ca c'est du final coup de boules (comprenne qui voudra). L'utilisation progressive du fantastique dans l'histoire trouve ici toute sa grandeur.
Et puis un film qui se conclue par une éjaculation sur le spectateur ne peut pas être foncièrement mauvais.

Trailer HD

Posté par dirty_flichty à 01:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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