20 juin 2005

Hair High, 2004, Bill Plympton, USA

hair_highSynopsis :
Rod, le quaterback, et Cherrie, la pin-up, forment "Le couple" que tous aiment, craignent et admirent au lycée d'Echo Lake.
Lorsque Spud le nouveau, timide et maladroit, tente de s'attirer la sympathie de ses camarades il commet l¹irréparable et provoque la colère de Rod.
Il devient alors l'esclave de Cherrie et devra satisfaire ses moindres désirs. Ils se détestent aussitôt.
Mais Cherrie restera-t-elle aussi insensible que le croît Rod ? Et Spud se laissera-t-il éternellement faire sans rien dire ?

Merci les résumés Allociné aka la solution des fainéants !
Ah, voilà enfin le nouveau Plympton, tout nouveau, tout beau. Après les chefs-d'oeuvres (ne lésinont pas sur les mots voyons ahah) que sont L'impitoyable Lune de Miel (1997, I Married A Strange Person, mon préféré) et Les Mutants de L'espace (2001,Mutants Aliens), ou encore ses multiples courts (c'est là qu'il est le meilleur de toute façon), autant dire qu'on attendait (enfin moi tout du moins) avec impatience Hair High. Je tiens à ajouter que les nombreuses parenthèses sont la uniquement pour vous exaspérer et créer un climat de lecture chiant et énervant qui vous poussera à abandonner et aller faire des choses autrement plus intéressantes.
Je vais pas faire durer plus longtemps le suspense, le premier mot qui me vient à l'esprit est : déceptioooooooooooooooooooooooooooooon. Oui avec toutes les voyelles. Voyez avec Larousse ou Robert, j'y peux rien s'il vous manque des pages. Tristesse et désillusion, mon âme navigue entre ces deux eaux troubles où un naufrage peut survenir à tout instant. Snif. Plympton ne fait que recycler ses vieux trucs : corps élastiques et difformes, du cul, du sang. Sauf que tout tombe à plat, dingue ça. Surtout qu'en ayant vu ses deux derniers courts-métrages (Guard Dog et Parking), j'étais plutôt ébahi devant le résultat. Mais là, rien. En dehors d'un mal de tête devant l'animation encore plus "minimaliste" que d'habitude (rappellons que le style Plympton, mais surtout le faible coût de production, est dû au fait qu'au lieu de 24 dessins par secondes, on en a qu'une dizaine. Economie de papier, économie de main-d'oeuvre). Une chose m'a choqué, oui choqué, parfaitement : le montage. On est devant un film-d'animation, donc ça devrait être plus contrôlé à ce niveau là, mais il y a pas mal de choses qui clochent. Beaucoup de plans durent plus longtemps qu'ils ne le devraient, on a parfois l'impression de passer du coq à l'âne (enfin ça encore, on a l'habitude avec lui), il y a un manque d'efficacité flagrant. Bizarre tout de même. J'aime pas descendre un film, surtout quand j'en aime l'auteur, mais c'est ce que j'ai ressenti face à Hair High. Et là, pour l'instant, j'ai pas envie de le revoir, ce qui est mauvais signe mais, je l'espère, pas définitif.

Trailer

Posté par dirty_flichty à 00:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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